Retour à la page d'accueil du site du STT CSSS LT

Journal - Photos - Documents - Archives -Presse - Nous écrire

 

 

 

 

DANS LA PRESSE

Dans cette partie du site, vous trouverez des articles de presse qui parlent de nous, de nos actions ou de sujets qui nous touchent.

****

Les chèques d'équité salariale seront versés d'ici le 31 marsNorman Delisle, Presse Canadienne, 6 février 2007

Les chèques d'équité salariale seront dans la poste au plus tard le 31 mars prochain, promet la présidente du Conseil du trésor, la ministre Monique Jérôme-Forget.

La complexité de l'opération risquait de retarder l'émission de ces chèques et Mme Jérôme-Forget a dû mettre le poing sur la table à la mi-janvier pour forcer les établissements des réseaux de l'éducation et de la santé à agir. Les chèques vont vraisemblablement arriver en pleine campagne électorale.

Quelque 360 000 employés de l'État, en presque totalité des femmes, se partageront ainsi une rétroactivité de 825 millions $.

«Il avait été prévu que ces paiements allaient être versés avant la fin de mars. J'avais annoncé cette date dès novembre dernier. Cela fait depuis 2001 que les femmes attendent. Il faut que la priorité soit de livrer ces chèques», a dit la ministre Jérôme-Forget en entrevue à La Presse Canadienne.

Des problèmes survenus depuis l'automne menaçaient de retarder l'émission de ces chèques. Le calcul du montant auquel chaque bénéficiaire a droit est très complexe. Par exemple, certaines des personnes qui attendent un chèque ont occupé plusieurs emplois, ont changé de poste, ont pris un congé sans solde ou un congé de maternité. «Il y a beaucoup de calculs qui devront être faits à la main et c'est pourquoi cela prend du temps», a expliqué la ministre.

Devant les difficultés, la ministre Jérôme-Forget a dû hausser le ton auprès des dirigeants du réseau de la santé et des services sociaux pour que l'engagement pris soit tenu.

«J'ai croisé des femmes sur la rue qui me disaient qu'elles ne croyaient plus que cette mesure allait aboutir. J'ai donc pris les mesures pour que le processus aboutisse», a expliqué la ministre.

La presque totalité des paiements sera effectuée au cours des huit prochaines semaines. Mme Jérôme-Forget se garde toutefois une toute petite marge de manoeuvre: quelques rares bénéficiaires, dont l'établissement du montant dû est particulièrement complexe, pourraient ne pas avoir reçu le montant à la date prévue.

La tenue prochaine d'une élection générale au Québec a-t-elle joué un rôle dans l'empressement du gouvernement à tenir son engagement?

«Il n'y a encore rien de décidé au sujet de la campagne électorale, répond la ministre. De plus, à chaque fois que j'ai parlé d'équité salariale dans le passé, on me disait que c'était à cause de l'élection qui arriverait. Mais l'équité s'est décidée en juin dernier. Là, il faut juste livrer la marchandise.»

L'équité salariale représentera un important montant pour un grand nombre de bénéficiaires. Dans certains cas, il s'agira d'un paiement rétroactif dépassant les 10 000 $.

De plus, tous les bénéficiaires jouiront d'un ajustement salarial qui fera grimper leur paye régulière à un échelon supérieur.

Par exemple, dans le cas d'une infirmière technicienne rendue à l'échelon 12, ayant toujours travaillé à temps plein et ayant droit au montant maximum, les correctifs salariaux et la rétroactivité combinés se traduiraient par un montant de près de 11 000 $ et, à terme, l'augmentation annuelle de salaire équivaudra à 4900 $.

Autre exemple: pour une enseignante classée à l'échelon 17, la rétroactivité et les correctifs combinés atteindront 2578 $ et l'augmentation annuelle sera de 1520 $.

-----------

Hôpital Sainte-Justine: les infirmières n'en peuvent plus


Cyberpresse Mardi, 30 janvier 2007
André Duchesne


Confrontées à un problème de déficit de personnel depuis plus de six ans, les infirmières de l'hôpital Sainte-Justine sont au bord de l'épuisement. Et certaines se disent prêtes à faire de la prison pour refuser l'ordre de leur employeur à travailler davantage.

« Le gouvernement nous laisse la responsabilité de trouver des solutions, ce qui est inacceptable », dit Francine Lévesque, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux, une des branches de la CSN.
Hier matin, en conférence de presse, Mme Lévesque et deux autres représentantes des infirmières n'en finissaient plus de multiplier les exemples pour illustrer les problèmes de surmenage dans l'institution.
Selon elle, l'hôpital pédiatrique, qui célèbre son centenaire cette année, connaît une pénurie d'infirmières depuis 2000. Or, en dépit d'efforts communs entre le personnel et l'employeur, on est incapable de surmonter le problème. Actuellement, l'institution compterait environ 1200 infirmières mais 168 postes sont affichés.
Pour combler les quarts de travail, l'hôpital oblige les infirmières à offrir des gardes (jours de disponibilité) et affiche des horaires d'heures supplémentaires pré-autorisés. Certaines employées se font avertir avec seulement une heure d'avis qu'elles doivent faire un quart de travail supplémentaire.
« L'employeur nous avait parlé de mesures temporaires mais elles s'éternisent, dénonce Suzanne Nobile, présidente du syndicat. Celles qui n'acceptent ce qu'on leur demande en surtemps font face à des mesures disciplinaires. »
Le syndicat demande une rencontre avec le ministre de la Santé, Philippe Couillard, l'Agence de santé et des services sociaux de Montréal et l'Ordre des infirmières pour trouver des solutions.
Une semaine de travail normale est de 36,25 heures. Or, certaines infirmières feraient jusqu'au double du temps dans une semaine, dénonce-t-on. Une telle situation a un impact sur la qualité des soins et sur la conciliation travail-famille.

Le syndicat prétend qu'au cours de chacune des deux dernières années, la direction a dû payer 10 000 heures de travail en heures supplémentaires. Or, 10 000 heures divisées par 1200 infirmières donne un lot supplémentaire de 8,33 heures travaillées... en un an. Confronté à ses propres chiffres, le syndicat a eu de la difficulté à s'expliquer clairement.
Pas la pire
« Mathématiquement, la situation à Sainte-Justine n'est pas la plus aiguë », lance Christiane Rouleau, responsable de la main-d'oeuvre à l'Agence de santé et des services sociaux de Montréal. Tous les centres hospitaliers de courte durée de l'île de Montréal font face à une grave pénurie d'infirmières et aussi d'autres métiers de la santé.

Le fait que 40 % des infirmières travaillant dans l'île n'y résident pas, le coût des loyers et la multiplication des offres de travailler en région où dans des conditions moins stressantes, expliquent ce manque à gagner, dit-elle. Depuis quelques années, des moyens ont été pris pour faire face à la crise, comme l'augmentation des cohortes de diplômés et des primes additionnelles en heures supplémentaires. « Mais il n'y a pas de solutions à court terme », dit Mme Rouleau.
Hier, La Presse rappelait que dans l'ensemble du Québec, quelque 1500 postes d'infirmières étaient à pourvoir et que si rien n'était fait, 19 000 postes seraient vacants en 2019-2020.
De passage hier à Laval, le ministre de la Santé, Philippe Couillard, a reconnu l'ampleur du problème. Mais, a-t-il ajouté, la solution ne passe pas uniquement par un rehaussement des salaires et des conditions de travail. Il faut aussi repenser la définition des tâches des infirmières, par rapport aux médecins et aux auxiliaires, de même que la reconnaissance du poste d'infirmière praticienne.
De son côté, la présidente de l'Ordre des infirmières du Québec, Ginette Desrosiers, affirme que le ministère de la Santé doit cesser de gérer ce problème de pénurie en jonglant avec des chiffres globaux. « Il faut davantage de planification sectorielle », dit-elle. Cela signifie que le ministère doit identifier les secteurs de la profession où les manques sont les plus criants et agir en priorité en fonction de ces secteurs.

------------

Bénins, les frais afférents?
Le Devoir IDÉES, jeudi, 1 février 2007, p. a7

Le système québécois de santé est depuis plusieurs années engagé dans un lent mais profond mouvement de privatisation. Un système à deux vitesses prend forme, avec la complicité des pouvoirs publics. Qui dispose des moyens de payer une contribution additionnelle passe devant les autres.

L'adoption de la loi 33 en décembre dernier aggrave cette tendance. De nouveaux joueurs entrent en scène, facturent des frais élevés pour des services de santé financés par les fonds publics et testent allégrement les limites du système. Le battage médiatique autour de
la clinique Rockland MD révèle l'étendue et la perversité du double jeu menaçant l'existence de notre système de santé, qui repose sur le principe de l'accès aux soins en fonction des besoins et non de la capacité de payer.
Notre système, qui était en quasi-totalité public, gratuit et universel, glisse vers un système hybride où le semi-privé, le privé et le public s'interpénètrent dans des méandres d'une complexité telle que même les plus informés s'y perdent. Puisque le glissement s'accélère, il faut rappeler certains points méconnus du public qui sont volontairement ignorés par nos gouvernements.

L'article 22 de la Loi sur l'assurance maladie énonce qu'«il est interdit à toute personne d'exiger ou de recevoir tout paiement d'une personne assurée pour un service, une fourniture ou des frais accessoires à un service assuré». L'inaction des pouvoirs publics ne légitime pas les pratiques douteuses. La Cour supérieure du Québec a confirmé l'été dernier que la désassurance de services accessoires à des services assurés, introduite par règlement ou par entente avec les fédérations médicales, était inopposable aux patients. La politique de l'autruche doit cesser.

Ces pratiques heurtent la structure du régime public de soins de santé prévue par la législation québécoise. Elles sont également contraires à la Loi canadienne sur la santé, qui interdit les frais modérateurs et la surfacturation pour les soins assurés et exige que les soins financés par les fonds publics le soient selon des modalités uniformes pour tous. Le gouvernement fédéral pourrait être appelé à intervenir par une réduction des transferts en santé si le Québec persistait dans cette voie. Qui portera l'opprobre d'une réduction du financement public pour créer une voie d'accès accélérée pour certains?

Les décisions des prochains mois seront cruciales pour l'avenir du système de soins de santé au Québec. Un système de santé semi-privé, réservé à ceux qui disposent de moyens, tout en étant largement subventionné par les fonds publics, constitue le pire des scénarios.
Il constitue aussi un renoncement honteux aux principes sur lesquels s'est bâti le système de santé québécois. Le gouvernement actuel a pourtant été élu sur la promesse contraire.

***

Pierre L. Auger, faculté de médecine, Université Laval; Marie-Dominique Beaulieu, MD, Centre de recherche du CHUM; François Béland, GRIS, Université de Montréal; Paul Bernard, département de sociologie, Université de Montréal; Diane Berthelette, directrice,
Institut santé et société, UQAM; Henriette Bilodeau, École des sciences de la gestion, UQAM; Régis Blais, GRIS, Université de Montréal; Antoine Boivin, MD; Michel Boivin, MD, faculté de médecine, Université de Montréal; Lina Bonamie, présidente, FIQ; Mélanie Bourque, Centre de recherche Léa-Roback sur les inégalités sociales de santé; Astrid Brousselle, GRIS, Université de Montréal; Henri Brun, faculté de droit, Université Laval; Claudette Carbonneau, présidente, CSN; Prometheas Constantinides, MD, hôpital L.-H.-LaFontaine; André-Pierre Contandriopoulos, GRIS, Université de Montréal; Damien Contandriopoulos, GRIS, Université de Montréal; Michelle Cumyn, faculté de droit, Université Laval; Lucie Dagenais, ex-membre du Conseil de la RAMQ; Nicole Dedobbeleer, GRIS, Université de Montréal; Diane Demers, sciences juridiques, UQAM; Louis Demers, ENAP; Jean-Louis Denis, directeur, GRIS, Université de Montréal; Serge Dubé, MD, hôpital Maisonneuve-Rosemont; Gilles Dussault, président, SPGQ; Marquis Fortin, MD, faculté de médecine, Université de Montréal; Jacques Gagnon, MD, hôpital Hôtel-Dieu de Lévis; Patrice Garant, faculté de droit, Université Laval; Daniel Gardner, faculté de droit, Université Laval; Mathieu Gaudet, étudiant en médecine,
Université de Montréal; François-Pierre Gladu, MD, président, Association des jeunes médecins du Québec; Réjean Hébert, MD, doyen, faculté de médecine, Université de Sherbrooke; Mira Johri, GRIS, Université de Montréal; Amir Khadir, MD, Centre hospitalier Le
Gardeur; Saideh Khadir, MD, CHUM; Andrée Lajoie, faculté de droit, Université de Montréal; Paul Lamarche, GRIS, Université de Montréal; Anne Laperrière, département de sociologie, UQAM; François Lehmann, MD, directeur, département de médecine familiale, Université de
Montréal; Paul Lévesque, MD, Centre hospitalier Maisonneuve-Rosemont; Katherine Lippel, faculté de droit, Université d'Ottawa; Abby Lippman, département d'épidémiologie et de biostatistique, Université McGill; Henri Massé, président, FTQ; Maurice McGregor, MD, CUSM;
Gilles Paradis, MD, université McGill; Réjean Parent, président, CSQ; Marie-Pascale Pomey, GRIS, Université de Montréal; Marie-Claude Prémont, faculté de droit, université McGill; François Proulx, étudiant en médecine, Université de Montréal; Amélie Quesnel-Vallée,
département de sociologie, université McGill; Guy Rocher, Centre de recherche en droit public, Université de Montréal; David J. Roy, directeur, centre de bioéthique, IRCM; Michel Sawyer, président, SFPQ; Claude Sicotte, GRIS, Université de Montréal; William Tetley,
faculté de droit, université McGill ; Michel Tousignant, département de psychologie, UQAM; Louise-Hélène Trottier, GRIS, Université de Montréal; Simon Turcotte, MD, coordonnateur, Médecins pour l'accès à la santé; Louise Vandelac, département de sociologie, UQAM; François Vaudreuil, président, CSD; Dominique Verreault, présidente, APTS.

------------------------

Le PQ bat de l'aile gauche :

GROGNE CHEZ DES REPRÉSENTANTS SYNDICAUX
Denis Lessard, La Presse (30 janvier 2007)


Avec quelques phrases lapidaires, le chef péquiste André Boisclair s'est mis à dos le mouvement syndical, l'allié traditionnel du Parti québécois. Si bien qu'une collision est à prévoir entre l'aile gauche du parti et son chef aux assises prochaines du PQ.

Au centre de la tourmente, une déclaration récente de M. Boisclair où il prévient sans détour qu'il ne laisserait pas les syndicats, ou tout autre groupe d'intérêt, dicter ses prises de position. Surtout, il promet de tirer un trait sur l'ère où les gouvernements péquistes étaient «copains-copains» avec les centrales et où les négociations se terminaient autour de repas «bien arrosés».

Ces déclarations ont fait péter les plombs à Marc Laviolette, membre du SPQ libre, une faction de gauche au sein du PQ. «Les gens sont en tabarnac Je me demande comment il pourra réparer ces déclarations», a lancé M. Laviolette.
«C'est assez méprisant pour les chefs syndicaux. J'ai eu à discuter avec Lucien Bouchard puis Bernard Landry, et personne n'a brossé autour d'une table», de préciser l'ancien président de la CSN.

Pour les enseignants, le président de la CSQ, Réjean Parent, abonde dans son sens. «On dirait qu'André Boisclair veut se saborder lui-même! Parti comme ça, il n'aura pas l'occasion de faire deux élections à la tête du PQ! Non mais où pense-t-il aller chercher ses votes? Il devrait se rappeler que son parti a perdu les dernières élections à cause du fort taux d'absentéisme», a rappelé M. Parent.

Dans un reportage diffusé il y a quelques jours par le réseau TVA, André Boisclair a réagi à des déclarations du président de la FTQ, Henri Massé, qui disait constater de la «tiédeur» chez les syndiqués à l'endroit d'un chef dont on attendait toujours de connaître le plan de match.

«Il y a peut-être de la nostalgie de cette époque où les leaders syndicaux étaient copains-copains, passaient leurs soirées autour de repas arrosés. Ce n'est pas le type de leadership que je recherche», a répondu M. Boisclair. Il ne cherche pas la caution des syndicats, alliés traditionnels du PQ. «Je ne suis pas le porte-parole d'organisations qui défendent des intérêts particuliers. Je serai le premier ministre de l'ensemble des citoyens», a précisé M. Boisclair.

Dans ce reportage, Henri Massé, le président de la FTQ, confirmait constater peu d'enthousiasme chez ses membres à appuyer le PQ aux prochaines élections. «Il n'y a pas autant d'emballement à l'endroit du PQ dans nos rangs qu'il y en a déjà eu», a-t-il laissé tomber. «La tiédeur vient surtout du fait qu'on ne sait pas encore comment ce chef-là voit la société québécoise. Quelles seront ses préoccupations, ses grandes orientations J'ai hâte de voir!» M. Massé n'a pas rappelé La Presse hier.
«Après avoir vu ce reportage, je peux dire que les nostalgiques ne sont pas dans notre camp. M. Boisclair a une vision assez folklorique des relations avec les syndicats quand il parle de soupers bien arrosés», a dit Claudette Carbonneau, la présidente de la CSN, jointe hier par La Presse. Elle non plus «ne sent pas d'enthousiasme extraordinaire à l'endroit du PQ. On est, dans ce sens, représentatifs d'une couche de la population», de poursuivre Mme Carbonneau.

Elle a surtout été déçue par le refus de M. Boisclair de retirer la loi 142 - le gel salarial - s'il est porté au pouvoir. «Sur la loi 142, je me serais attendue à plus d'ouverture», a ajouté Mme Carbonneau qui précise toutefois « qu'au-delà des individus, il faudra voir les programmes « des partis. Or, M. Boisclair aurait tout de suite «intérêt à montrer où son parti se loge», plutôt que d'attendre le début de la campagne électorale.
Marc Laviolette a déjà croisé le fer avec André Boisclair quand ce dernier avait sans hésiter mis de côté la position que venaient d'adopter les délégués sur l'étatisation de l'énergie éolienne.

M. Parent n'en est pas non plus à ses premières passes d'armes avec le chef péquiste. Il a reçu il y a quelques mois, un coup de fil incendiaire du leader souverainiste parce qu'il avait osé critiquer publiquement une de ses positions. «Il n'est pas capable d'écouter. Je l'ai rencontré une heure et il s'est plus écouté lui-même qu'autre chose», de renchérir M. Parent. «M. Boisclair va finir par battre Jean Charest sur sa droite», a-t-il ajouté.

«André Boisclair oublie que le PQ est une coalition qui réunit des groupes, il doit regrouper les gens qui sont mécontents du gouvernement. Il ne peut pas passer à côté des syndiqués», de lancer Marc Laviolette. Aux prochaines élections, «les progressistes risquent de rester chez eux. La dernière fois, c'est ça qui a battu le Parti québécois», a dit, menaçant, M. Laviolette.

Aux élections de 2003, le PQ avait récolté 475 000 votes de moins qu'en 1998. Le taux de participation avait été le plus faible depuis 1927.
Une collision
M. Laviolette promet de demander des explications au chef péquiste à la prochaine réunion de tous les présidents de comtés du PQ, le 3 février à Québec.

À quelques mois des élections «cela ne va pas bien pantoute, les militants serrent les dents et se préparent à affronter l'adversité», a souligné M. Laviolette.
Ce n'est pas la première fois qu'André Boisclair irrite l'aile gauche du PQ. Dans une entrevue en octobre dernier, il disait souhaiter qu'un gouvernement péquiste puisse «soulager le capital» et favoriser l'investissement. Il avait aussi refusé de s'engager à lever la loi 142 sur le gel salarial, soulignant qu'il n'avait pas comme mission de «fédérer les mécontents» du Québec.

«C'est le discours des libéraux! À ce compte-là, à quoi ça sert de changer de gouvernement», a commenté Réjean Parent.

Interpellé, Gérald Larose reste prudent. «Cela me laisse froid, la question des leaders du parti. Je suis un gars du mouvement social, je suis d'avis que les choses avancent Plusieurs sont en attente de voir ce qui va sortir de tout cela. Des gens souhaitent que des morceaux du programme péquiste sortent avant longtemps.» Jusqu'ici le président du Conseil de la souveraineté constate qu'André Boisclair «attend avant d'abattre ses cartes».

 

*****

 

Vous trouverez les anciens articles dans notre section ARCHIVES