Faites du militantisme syndical en ligne !
Saviez-vous qu’il existe quelques sites internet syndicaux internationaux, qui informent sur la situation des syndicalistes un peu partout dans le monde ? Et qu’il existe un moyen d’être solidaire avec les travailleuses et travailleurs du monde entier… en signant des pétitions en ligne, pour aider des travailleurs qui se défendent contre ces géants que sont par exemple Coca-cola ou Wal-mart, qui emploient des méthodes antisyndicales qu’ils n’oseraient pas appliquer ici ?
Saviez-vous que vous pouvez faire quelque chose ? Que votre courriel peut aider des syndicalistes à sortir de prison où ils ont été jeté par des procédures illégitimes ? Qu’il peut aider à terminer des luttes par un retour à la table de négociation ?
Un de ces sites, Labourstart, a même une liste d’envoi ou vous pouvez vous inscrire, pour recevoir régulièrement des infos sur les campagnes mises en place. Il suffit de cliquer sur un lien, donner votre nom, votre courriel, et votre pays, et vous vous ajoutez à toutes celles et ceux qui ont signé.
Une autre manière de changer les choses !
De plus, ce site vient tout juste de traduire (car il était essentiellement anglophone au départ) ses principales campagnes, et est maintenant accessible en francais à cette adresse :
Il vous suffit de cliquer en haut à gauche, sur les mots AGIR MAINTENANT et en quelque clicks, vous avez fait un geste !
Bonnes actions syndicales
!
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Si vous ne l'avez pas encore fait, participez à notre action précédante :
TAISEZ-VOUS !
LA LIBERTÉ D’EXPRESSION EN PÉRIL : LES SLAPP !
Un des premiers groupes écologistes Québécois, l’AQLPA (Association Québécoise de Lutte contre la Pollution Atmosphérique) qui existe depuis près de 25 ans, et le CRRE (Comité de Restauration de la Rivière Etchemin) risquent tous deux de devoir mettre fin à leurs activités à cause du « terrorisme juridique » dont ils sont victimes depuis l’an dernier de la part d’une entreprise connue sous le nom de AIM (American Iron and Metal), dirigée par Herbert Black. Cette entreprise, prise en flagrant délit de violation des lois environnementales par des citoyens qui ont à cœur le respect de l’environnement et de la loi (ce qui fut reconnu par la cour en juillet dernier) a décidé de poursuivre pour 5 millions de $ ces deux groupes et des individus de la région de la rivière Etchemin dans le but de les écraser.
Cette tactique, originaire des Etats-Unis, est appelée SLAPP (Strategic Lawsuit Against Public Participation). Elle pourrait être traduite par l’expression « Poursuite Stratégique Contre la Mobilisation Populaire »
Les SLAPP sont des poursuites ou des menaces de poursuites, dirigées
contre des organisations non gouvernementales, des consommateurs ou des citoyens
qui critiquent publiquement des produits ou des services ou plaident pour un
changement. La SLAPP est une forme de poursuite abusive visant à museler
la participation et l’activisme citoyen. Il s’agit d’une poursuite
civile, intentée contre un individu parce qu’il a pris parti dans
le cadre d’un enjeu public. Le but d’une SLAPP est d’intimider
la(les) personne(s) qui s’opposent et à la(les) réduire
au silence. Les frais de justice et la responsabilité engagée
du défendeur sont des éléments importants qui nuisent à
sa détermination de faire valoir ses droits et/ou de porter plainte.
Selon le Juge Singh qui a présidé le cas Fraser v. Saanich, la
SLAPP se décrit comme ceci : « Une SLAPP est une poursuite pour
obtenir des dédommagements financiers contre des individus qui ont traité
avec des organismes gouvernementaux au sujet d’un enjeu public. Il s’agit
d’une poursuite sans fondement, entreprise par un plaignant dont le but
premier n’est pas de gagner la cause, mais de réduire au silence
ou d’intimider les citoyens qui ont pris part aux démarches concernant
les politiques publiques ou le processus de décision politique publique.
»
L’objectif d’une SLAPP est simple : Bâillonner tous ceux et
celles qui se prononcent publiquement contre un projet, aussi controversé,
dangereux ou illégal soit-il et faire peur à tout groupe ou individu
qui pourrait vouloir s’exprimer à l’avenir !
Cette pratique, nouvelle au Québec, nous vient des Etats-Unis, où les puissants industriels s’en servent pour réduire les opposants au silence. Quelques États ont déjà adopté des législations contre les SLAPP. Évidemment, au Québec, il n’existe pas encore de loi interdisant ce genre de pratique.
C’est pourquoi la BONNE ACTION du jour vous propose de signer la pétition en ligne réclamant une telle loi. Si vous voulez faire plus, vous pouvez publiciser la pétition auprès de vos amis… et même faire un don à cette campagne. Ils en ont besoin et… c’est pour une bonne cause !
La pétition en ligne se trouve sur le site de la campagne Taisez-vous :